Interrogé sur l'éventualité d'un tel déplacement lors du point de presse hebdomadaire de son département, Lemoine a déclaré: "Nous travaillons à trouver une issue à la crise actuelle, tout en défendant les intérêts de la France et des Français. Et comme le ministre l’a dit, il ne s’interdit aucun moyen d’action y compris de se rendre en Algérie."
"Rien n’est à exclure sur cette question", a ajouté Lemoine, rappelant que "la relation franco-algérienne est une relation et dense et riche qui concerne différents domaines et sujets”. Il a également souligné que “bien évidemment, au cours du dialogue qui aura lieu avec Alger, l’ensemble de ces composantes sera abordé."
Le porte-parole a par ailleurs annoncé que la France prendrait mardi prochain la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies pour un mois, notant que ce sera "l’occasion d’évoquer les priorités qui sont portées par la diplomatie française dans cette enceinte".
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Les autorités algériennes ont justifié leur décision par l’absence de laissez-passer consulaires.
"Cette présidence intervient à un moment clef pour le multilatéralisme, alors que celui-ci fait l’objet de remise en questions diverses, y compris parmi les membres permanents du Conseil", a-t-il ajouté.
"La France consacrera une grande part de son action aux principales crises en cours en Europe et au Proche-Orient", a précisé Lemoine, ajoutant que "durant le mois d’avril, nous travaillerons sur la préparation d’une conférence que nous présiderons en juillet avec l’Arabie saoudite afin de trouver une solution fondée sur deux États pour les Territoires palestiniens".
Sur les volets thématiques, la présidence française mettra l’accent en particulier sur les opérations de maintien de la paix et la protection des travailleurs humanitaires, a-t-il enfin souligné.