Il est accusé d’avoir perçu des indemnités supérieures aux plafonds légaux et d’avoir effectué des dépenses personnelles avec son enveloppe parlementaire, pour un préjudice estimé à 230 000 euros.
Les investigations remontent à 2017, après un signalement de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), suivi en 2019 d’un second signalement concernant les frais de mandat de l’élu.
Ces derniers incluent notamment des paiements à des membres de sa famille, le règlement de cotisations à son parti et des achats de vêtements personnels, entre mai 2013 et décembre 2019.
Une seconde enquête, menée par le Parquet national financier (PNF) depuis 2019, porte sur les notes de frais locales de Jean-Jacques Bridey lorsqu’il était maire de Fresnes et président de la Société d’économie mixte locale d’aménagement (Semaf).
Selon Mediapart, l’ancien élu se serait fait rembourser des repas coûteux, incluant truffes, homard, caviar et grands crus, et aurait pratiqué un double remboursement entre la mairie et la Semaf sur plusieurs années.
À l’époque des révélations, Jean-Jacques Bridey avait qualifié les doublons d’“erreur” et avait justifié certaines dépenses par la “politique de développement” de la Semaf.