Le Premier ministre recevra tour à tour le Parti communiste français, le Rassemblement national, Les Républicains, Renaissance, Horizons, puis l’Union des droites et le groupe Liot, avant un entretien avec l’UDI.
En déplacement à la foire agricole de Châlons-en-Champagne, Bayrou a mis en garde contre le danger d’un endettement incontrôlé.
“Si rien ne change, le bateau va couler”, a-t-il déclaré, comparant la dette publique à “l’esclavage des plus jeunes”. Selon lui, “le recours perpétuel à la dette n’est pas une solution” et son remboursement “pompe le travail des Français”.

Les oppositions restent fermement campées. Le Parti socialiste a confirmé qu’il se rendrait à Matignon uniquement pour réaffirmer son vote contre la confiance, rejetant toute négociation. Son premier secrétaire, Olivier Faure, a accusé le président Emmanuel Macron et François Bayrou d’être “des ingénieurs du chaos”.
Le chef de file de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, de son côté, a averti que si le président nommait “un Premier ministre du même genre”, il “subirait le même sort” que Bayrou, tout en rappelant que La France insoumise déposera une motion de destitution.
Du côté des syndicats, l’intersyndicale a annoncé une grande journée de mobilisation le 18 septembre, avec grèves et manifestations, mais sans action commune le 10 septembre, date du mouvement citoyen “Bloquons tout”.
Si la CGT et Solidaires soutiennent ce dernier, la CFDT s’en tient à l’écart mais participera à la mobilisation du 18.
Face à cette double pression — parlementaire et sociale — Emmanuel Macron a appelé les forces politiques à “prendre leurs responsabilités” et affirmé que son mandat présidentiel “sera exercé jusqu’à son terme”.